
Une culture de la parole et du geste
À Marrakech, la culture n’est pas confinée aux musées. Elle vit dans la rue, sur les places, dans les quartiers populaires. Le soir venu, la place Jemaa el-Fna devient une scène vivante, où se succèdent conteurs (hlaykia), musiciens gnawa, acrobates, herboristes et danseurs.
Ces spectacles ne sont pas de simples animations touristiques : ils représentent une tradition millénaire de transmission orale et artistique. Chaque conte, chaque chanson, chaque rythme porte en lui l’héritage d’un peuple.
Des traditions musicales uniques
- La musique Gnawa, issue de traditions africaines soufies, mêle chants spirituels, danses de transe, et rythmes hypnotiques. C’est un art de guérison autant qu’une fête.
- Le malhoun, poésie chantée urbaine, était autrefois l’expression des lettrés et artisans. Ses poèmes parlent d’amour, de foi, de sagesse populaire.
- L’ahwach, danse amazighe collective, se pratique dans les villages et lors des fêtes religieuses. Elle reflète l’esprit communautaire et la résistance culturelle berbère.
Un patrimoine immatériel à sauvegarder
L’UNESCO a reconnu en 2008 la place Jemaa el-Fna comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité, soulignant l’importance de ces pratiques vivantes. Pourtant, elles sont aujourd’hui en danger : disparition des anciens maîtres, désintérêt des jeunes, et pression touristique.
Marrakech Patrimonium milite pour :
- La formation des jeunes aux arts traditionnels.
- La documentation des récits et musiques avant qu’ils ne disparaissent.
- L’organisation de festivals participatifs célébrant les cultures vivantes de Marrakech.
